Le Seigneur des Anneaux RPG : L'Âge des Héros

    La Création des guerriers tempêtes. [Flashback]

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    Cirion

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    La Création des guerriers tempêtes. [Flashback]

    Message par Cirion le Ven 31 Oct - 15:13


    "Ce voyage est loin... Loin dans mon esprit. Il s'est passé il y a des années de cela, au temps au j'étais dans ma première jeunesse. Après de longs voyages dans l'Est, je revenais enfin sur mes terres chéries. Mais j'étais épuisé, et l'Ithilien me paraissait bien loin. Venant du Nord, j'avais fais une escale à Dale. J'y suis resté une semaine. Alors, mon désir d'aventure m'a repris, mais n'ayant la force d'explorer à nouveau des régions désertes, j'ai préféré voir de quoi l'Ouest était fais. J'ai donc emprunté la route des elfes, et la grande route de l'Est. Ce ne fut qu'arrivé aux Hauts Cols que je rencontras ma première difficulté..."

    Sous la pluie battante marchait un homme, solitaire. La journée durant, il n'avait cessé sa marche. Demeurer dans la Forêt Noire en ces temps troublés n'était guère sage. Aussi, avait il choisi l'option rapide, et n'avait que quelques haltes. Par conséquent, la fatigue l'avait rattrapé alors qu'il sortait du couvert des bois et maintenant le danger derrière lui, il ne songeait qu'à un bon feu, et un bon repas. Par chance, il avait eu un lapin non loin de la sortie. Un tir magnifique. La bête était à quelques dizaines de mètres de lui, une cinquantaine. Elle gambadait d'entre les fougères. C'était le froissement des buissons qui avait attiré l’œil du voyageur. Il avait pris son temps. Attendu que la bête soit le plus exposé possible, et il l'avait eu, d'une chance qui frisait l'insolence, quant on connait la difficulté de toucher une cible mouvante si rapide. La flèche lui avait transpercé la cuisse arrière gauche et le lapin avait roulé par terre avant de se briser la nuque sur un rocher. Un bon repas devait l'attendre donc, mais il ne se sentait pas en sécurité. Peut être était ce le fait d'être sorti du couvert des bois, qui même si ils étaient dangereux, offraient un voile de protection contre les yeux des ennemis. Quoiqu'il en fut, les plaines désertes lui semblait de mauvaises augures. Se rapprochant des montagnes, il entendit alors des bruits de voix. Certes, les voyageurs n'étaient pas rares en cette contrée. Nombre d'entre eux rendait visite aux beornides avec qui ils avaient des relations amicale, mais notre homme, comme je l'ai dis plus haut, était en état d'alerte. Prudemment, il s'approcha d'une lumière, et quant il fut a une cinquantaine de pas, il pu distinguer les voix et les langues. Des orques ! Pestant contre son inconscience, Cirion entama un retour en arrière dans la plus grande discrétion, quant il aperçu trois hommes ligotés non loin du groupe. Les orques chantaient gaiement sur leur futur repas. Un frisson de dégoût parcouru le voyageur. Il ne pouvait rester à rien faire, sinon, il se dégoutterait lui même. S'approchant un peu plus, il s'aperçut, heureux, que les viles créatures n'étaient que cinq. Un coup facile. Rampant, il se rapprocha des prisonniers. Puis, quant il se jugea suffisamment près, il banda son arc. Pendant près d'une minute, il ajusta son tir. L'erreur lui serait fatale. Il pourrait tuer l'homme, et se faire repérer qui plus est. Retenant sa respiration, il tira enfin. Sifflant dans l'air, le trait sectionna les cordes, et déchira la peau de la main droite du premier qui cria de douleur. Aussitôt, les orques furent en alertes. Se levant et dégainant les épées, ils regardèrent avec un air malsain l'endroit d'ou la flèche provenait, mais il ne pouvait voir correctement Cirion, et attendait patiemment leur heure. Un d'entre eux se rua sur le blessé pour l'empêcher de s'enfuir, mais cet homme se nommait Eredil, et en temps que tel, il était doté d'un pragmatisme étonnant. Un ennemi n'aurait ni visé ses mains ni ses "chaînes". Il l'aurait soi exécuté, soi rien fais du tout. Donc, un allié demeurait non loin d'ici. Or, c'était en un allié que demeurait ses seules chances de survies, et celles de ses camarades, donc en fuyant, il gaspillerait ses chances. Aussi, tâta t-il l'herbe, et y trouva la flèche, qu'il enfonça dans le cou de son agresseur qui hurla avant de s'effondrer. Le meurtre de leur congénère mis les orques dans une fureur, qui oubliant le tireur, se ruèrent vers le dit Eredil. Une autre flèche siffla et abatis un autre orque. Gargouillant dans leur ignoble langage, les bêtes infâmes se mirent d'accord en deux mots. L'un d'entre eux s’occuperait de leur prisonnier évadé, et les deux autres du tireur. Après tout, l'homme n'avait qu'une flèche pour se défendre, et il ne tiendrait pas longtemps face à une épée. Quant au tireur, le temps qu'il recharge, les orques seraient sur lui. Le plus petit se rua donc sur Eredil et frappa. Son épée découpa le vide, car d'un bond en arrière, Eredil avait esquivé. Ainsi de suite dura leur duel. Le jeune homme esquivait toujours en encore, en se baissant, en virevoltant entre la lame mais l'épuisement le gagnerait vite à ce rythme. Pendant ce temps, Cirion n'avait pas cherché à recharger. Il avait laissé tomber son arc pour le remplacer par une dague au manche argenté. Puis, il s'était rué sur ses ennemis. Le premier avait paré de justesse pendant que l'autre avait bondi sur le coté pour plus de sécurité. Cirion frappa, frappa, mais al garde était solide, et une dague ne suffisait pas à désarmer un adversaire. Derrière lui, le second orque avançait dans l'ombre. Brandissant son épée, il l’abatis d'un coup verticale. Le voyageur eu tout juste le temps de se baisser que la lame s'enfonçait entre le cou et l'épaule de son ancien adversaire qui s’effondra. Sans perdre de temps, le jeune homme pivota et brandissant sa dague, éventra son adversaire dont les entrailles puantes, vinrent tâcher de rouge l'herbe encore verte du printemps. Puis, il se releva. L'homme qu'il avait libéré était en mauvaise posture. Il esquivait encore, mais des gouttes de sueur cascadaient sur son front, lui brouillant la vue. Une fois encore, la lame orquine siffla dans l'air, mais cette fois ci, elle parvint a atteindre le talon du prisonnier qui s’effondra. Avec un glapissement de triomphe et de joie, l'orque brandit sa lame mais ne pu rien faire de plus que s’effondrer à son tour. L'argent avait fendu l'air, et l'acier s'était enfoncé profondément dans la chair de son dos. Usé, Eredil commença a détacher ses camarades à grands peines, tandis que le nouveau venu partait ramasser son arc, ses flèches, et sa dague. Puis, il rejoignit les hommes près du feu et s'assit. Entreprenant alors de vider son lapin, il enfonça ce qu'il en restait sur une broche qu'il mit aussitôt à cuire. Puis, dans un sourire, il regarda les trois survivants.

    "Vous en avez eu de la chance..."

    "Ils nous sont tombés dessus par surprise, à la sortie de ces bois. Ils étaient neufs, on en a tué quatre. Mais, ils avaient assommé Erion et moi même, et à un contre cinq, Elesgorn avait peu de chance. Je me présente donc, Eredil, d'Arthedain. Voici Telmon d'Harondor, et Elesgorn, qui vient du Cardolan. Nous nous sommes rencontrés à Dale et avions décidés de retourner en Arnor ensemble. Qui êtes vous ?"

    "Je me présente à mon tour, je me nomme Cirion. Je suis un voyageur venant du Sud, et ma curiosité m'a amené à partir pour l'Arnor."

    Eredil sourit et jaugea longuement le voyageur.

    "Eh bien maître Cirion, peut être songerez vous à nous accompagner ? Les terres du nord sont peu sûres ces temps ci, et il vaut mieux voyager accompagné que seul. Qu'en dites vous ?"

    L'homme hocha la tête en signe d'approbation. Le hasard faisait bien les choses, car cette rencontre était le début d'une longue amitié, qui commencerait autour d'un bon feu, et d'une bonne pièce de viande grillée...

    ¤¤¤¤¤

    Le lendemain, les quatre hommes se levèrent de bonnes heures. Ils jetèrent de l'eau sur le feu, et se préparèrent à une nouvelle étape du voyage. Passer les Hauts Cols, ou, passer le l'un des lieux les plus dangereux du nord. Autant dire qu'une journée particulièrement difficile les attendait. Tout au long de la journée, ils marchèrent en silence, te sans trêve. Il n'était guère prudent de se faire remarquer dans ces régions rocailleuses regorgeant d'orques des montagnes. Pour dire vrai, ce ne fut qu'à une heure avancée de la nuit que le premier problème survint. Une troupe d''une dizaine d'orque  traversait le col pour se rendre dans la chaîne de montagnes d'Hithaeglir. Une cinquantaine en tout. Un mal était à l’œuvre dans ces monts, et le danger se rapprochait. La chance voulu qu'Elesgorn les aperçu dix minutes plus tôt et qu'ils purent se mettre à l’abri pour les laisser passer. Aussi, le reste de la soirée fut tendue. A tout moment, ils s'attendaient à voir arriver une nouvelle horde et leurs sens étaient aux aguets. Pourtant, rien ne vint l'heure suivant, et rien ne vint non plus quant ils décidèrent de dormir un peu, chacun prenant un tour de garde. Ce ne fut que peu après le lever du soleil qu'une nouvelle troupe dévala la montagne et qu'ils durent la laisser passer. Enfin, ils atteignirent l'autre versant, et la descente fut plus rapide, plus douce, et plus simple. Cependant, le petit groupe n'était pas au bout de sa peine. Une scène à laquelle ils avaient déjà assisté se répétait sous leurs yeux. Plus bas, une dizaine d'orque tournait autour de sept voyageurs. Deux étaient morts, et les trois derniers semblaient au bord de la défaite. L'hésitation n’existait pas dans pareille moment, et tout les quatre dévalèrent la pente. Pendant ce temps, un nouvel homme était tombé. La flèche de Cirion vint se figer de le crâne de son assassin. Pendant ce temps, Eredil avait dégainé deux épées courtes, et avait bondi sur l'orque le plus près, dont le corps et la tête, furent brusquement séparé. Elesgorn quant à lui, avait un arc lui aussi, et de sa flèche, il tua un troisième  orque. Telmon s'était jeté avec une hache sur la troupe, et avait découpé une de ces viles créatures en deux. La panique gagnait la troupe qui d'un coup, se retrouvait en sous nombre. Mais, ils étaient près à payer chèrement leur peaux. L'épée de l'un d'entre eux entailla le bras d'Erion, et deux d'entre eux se ruèrent sur une de leur victime initiale, le tuant sur le coup. Il fallut encore trois minutes pour mettre fin au combat, et sur sept voyageurs, quatre étaient morts. Les temps étaient décidément bien dangereux. Une nouvelle fois encore, les hommes se posèrent autour d'un feu, et une nouvelle fois encore, la compagnie s’agrandissait...


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