Le Seigneur des Anneaux RPG : L'Âge des Héros

    [Quête construction] La forteresse d'Amon Rochben

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    Numenil

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    [Quête construction] La forteresse d'Amon Rochben

    Message par Numenil le Ven 24 Oct - 23:23

    Annuminas resplendissait dans la lueur du matin. Des jours entiers de festivités avait suivi l’inauguration du nouveau palais. Et déjà presque toutes les maisons étaient habitées au point que l’on pensa déjà aux futurs agrandissements.

    Près de trois cents Dunedain gardait désormais la ville et l’on avait déjà commencé à assemblée l’armée d’Arnor. Les volontaires été nombreux et la majorité des forgerons du pays travailler à temps pleins pour fournir armes et armures. Beaucoup de volontaires des différentes milices du pays avait d’ores et déjà rejoins la nouvelle armée, accélérant son entrainement car ils disposaient des bases.

    Numenil aurait voulu rester encore à Annuminas, profiter des jardins ombrager ou entrainer les futurs hommes d’élites. Mais hélas il était Capitaine du Roi et son devoir l’éloigner déjà de ce qu’il pouvait appeler enfin « son foyer ». Car déjà il avait une nouvelle mission et elle été par trop urgente pour le bien du jeune royaume et ne souffrait aucun retard.

    Et c’est donc à la tête d’une forte compagnie d’homme qu’il prit la nouvelle route reliant Annuminas à la Grande Route de l’Est. Cette fois, il ne se déplaçait plus à pied comme un rôdeur errant mais à dos de cheval, les armoiries de l’Arnor bien visible sur son manteau neuf. Derrière lui, cent Dunedain à cheval le suivait ainsi que cent fantassins de l’armée d’Arnor, escortant un convoi de chariot dont le contenue été cacher par de large bâche.

    Ils traversèrent Bree au bout de quelques jours, sous le regard tantôt ébahis, tantôt désabusé de la populace. Un homme ivre et heureux hurla « Vive le Roi » et le cri fut reprit en cœur par de nombreuses personnes présente pour voir le cortège. Cela fit rire les hommes de l’Arnor, il faudrait sans doute un moment pour que chacun apprennent à différencier un cortège de l’armée royale de l’authentique garde du Roi Aragorn et en vérité, Bree n’avait pas encore formellement reconnu l’autorité de ce dernier.

    Il n’empêche que malgré cela, une forte population s’était amassée dans les rues pour voir défiler Numenil à la tête de ses deux cents hommes. Les parades militaires avaient toujours plus et, la veille, les Arnoriens avaient passé la soirée à faire briller les épées et les cottes de mailles, paradant comme des sous neufs dans les rues de la ville qui semblait déjà bien petite et boueuse à côté d’Annuminas.

    Numenil en profita pour faire une halte sur la Grand Place et improviser un discours.

    « Peuple de Bree. Vous avez entendu les rumeurs. Certains d’entre vous sont venus voir d’eux-mêmes. D’autres même ont fait le choix de ne pas revenir. Au nord d’ici, Annuminas est reconstruite et l’héritier de l’ancien royaume d’Arnor s’est dévoiler. Je suis Numenil,  Capitaine de l’armée d’Arnor. Autrefois les terres sur lesquelles vous vivez faisaient partie du Royaume Unifiée d’Arnor. Sous peu, mon roi viendra et vous offrira justice et protection en échange de votre allégeance. Et pour prouver que nous comptons réellement restaurer ce pays et lui rendre sa sécurité d’antan, je fais désormais route à l’est afin de reconstruire l’antique place forte d’Amon Sûl et d’y prendre garnison. De là, nous pourrons garantir votre sécurité. Car l’Ombre s’étant et si nous n’agissons pas, vous ne serez bientôt plus en sécurité. Les forces qui jadis brisèrent les royaumes d’Arthedain et de Rhudaur reviendront. Et s’ils ne trouvent pas l’ancienne Arnor debout et uni, alors rien ne saura les arrêter. Je vous en conjure ! Quand mon roi viendra, faites serments d’allégeance ! La grandeur des Hommes n’est pas morte, la flamme n’est pas éteinte ! Vive le Roi ! »

    Une bonne partie des gens présent reprirent son cri. Mais il ne saurait dire s’ils étaient la majorité ou pas. La loyauté ne pouvait qu’être gagnée par des actes. Et c’était bien pour cela qu’Aragorn avait envoyé son cousin éloigné reconstruire la forteresse des Collines du Vent. De là, Numenil devrait être prêt à assumer les devoirs qui incombe à l’armée royale. Veillez sur les frontières, certes… Mais aussi assurer l’ordre et la sécurité des habitants contre le brigandage de grand chemin. L’Eriador n’était plus une terre de non droit et il fallait que tous le comprennent.

    Les hommes d’armes restèrent à l’arrêt quelques minutes encore, faisant des signes à la foule. Puis les vivats cessèrent et le convoi se remit en route. Ce soir-là, dans les tavernes et les chaumières, on ne parla que du passage court mais ô combien remarquer de la troupe d’hommes en arme traversant la ville, comme le faisait l’armée du roi en des temps oublié de tous.

    Dans le même temps, la troupe elle établit un bivouac à quelques lieues et les discussions allèrent bon train aussi. On avait l’espoir que l’Eriador se ralliera au nouveau roi sans heurt. Pour le bien de tous.
    Puis après quelques jours de voyage au rythme des chariots ont atteignit enfin les collines du vent et plus particulièrement la plus haute de toute, sur laquelle se trouvait les ruines de l’antique tour de garde d’Arnor : Amon Sûl.

    Comme pour la reconstruction de la capitale, les hommes de Numenil commenceraient le travail seuls mais ils seraient rapidement rejoints par des artisans. On ne reconstruirait pas la tour à l’identique. Numenil avait autre chose en tête. Il transformerait la colline en une puissante forteresse et y tiendrait garnison. Le point de vue permettrait de surveiller une immense partie de la région, d’autant plus que dans les plaines, une armée en marche venant d’Angmar soulèverait son lot de poussière. Amon Sûl reprendrait donc son rôle de gardien, comme autrefois.

    A peine descendu de son cheval, il donna ses ordres.

    « Déchargez les chariots ! Vous connaissez tous votre rôle. Terrassiez, commencer à tracer le contour du rempart extérieur. Ensuite, attaquez la fabrication des fossés. Qu’on me trouve du bois pour les épieux et les portes ! Et qu’on m’apporte la bannière royale ! »

    Aussitôt tous se mirent au travail. Amon Sul se dressait abruptement devant eux et à son sommet, les ruines de la tour de garde étaient visibles. La colline avait été creusée autrefois et mainte cavité accessible garnissait ses flancs. Numenil avait donc pour ambition d’encercler la colline d’une première ceinture de rempart pour en interdire l’accès. Les cavités des flancs seraient barricadées pour offrir divers postes de tirs pour archer. Les galeries et salles à même la colline offrirait des abris ou des dortoirs. Enfin, au sommet, sur les ruines, un véritable fort serait battit. Un donjon abriterait ses appartements ainsi qu’un poste d’observation et les murs serait garnis de balistes et de catapultes.

    Alors que les terrassiers entamer ce qui deviendrait à terme de large douve et une série de fossé emplit d’épieux pour arrêter toute approche, les autres dégagèrent les galeries intérieures. On commença à décharger les planches venues d’Evendim et à bâtir les premières barricades.

    Pendant ce temps, Numenil entreprit de monter jusqu’au sommet de la colline. Un sentiment étrange l’envahi alors qu’il imaginait les centaines, les milliers d’hommes qui avait dû vivre et mourir ici. Il se sentait remplit d’une fierté, la fierté de marcher sur les traces de ses ancêtres pour construire un avenir plus sûr et lumineux que jamais le passé ne le fut.

    Il mit un certain temps à atteindre le plateau de la colline. Puis il fit le tour des murs en ruine, cherchant les meilleures prises. Lorsqu’il les eut repérer, il fixe la hampe de la bannière royale dans son dos et entreprit l’escalade. Il était encore jeune pour un Dunadan malgré ses cheveux grisonnant et il fit cela sans gros efforts. Une fois debout sur un ancien mur, il chercha une faille assez grande pour accueillir la hampe. Il ne mit guère de temps à trouver et, d’un geste puissant, planta fièrement le « mat » dans son emplanture improvisé. Une légère brise se leva à cet instant, soulevant les couleurs de l’Arnor. Et il sembla au rôdeur que c’était bon signe.

    « Amon Sûl remplit de nouveau son office. » murmura-t-il pour lui-même. Puis il dit plus haut, en direction d’Elendur qui le regardait depuis le sol de l’ancienne tour :
    « Je veux trois hommes en permanence sur le haut des murs. Un pour surveiller l’est, un pour le nord et un pour le sud. »


    Son jeune frère acquiesça et partit aussitôt quérir des vigies. Numenil lui scruta l’horizon en direction d’Angmar. Il ne pouvait en voir les montagnes d’ici mais son champ de vision été néanmoins absolument immense. Un sourire lui vint et il se mit à murmurer :

    « Je vais devoir écrire un nouveau couplet à ma complainte car l’attente à prit fin.
    Le jour enfin est arrivé,
    La ville à ressurgit de terre,
    Le Roi est revenu pour régner,
    Pour guider le monde au travers des guerres. »


    Il pourrait trouver mieux. Mais cela suffirait en attendant. Pour l’heure, les vigies arrivèrent, saluant l’emblème de leur royaume. Le capitaine descendit donc de son perchoir et fit l’exact chemin inverse pour rejoindre les racines de la colline. De là il se saisit d’une pelle et aida les terrassiers à creuser les futures douves. Oui. Jamais Amon Sûl n’aura été aussi puissante que lorsqu’ils auraient fini les travaux. Il n’y aurait que deux cents hommes de garnison au début mais ces deux cents la suffiraient bien.

    Le premier soir tomba pour la garnison d’Amon Rochben. Cela signifier la colline du Chevalier et, sur ordre du roi Aragorn, ce serait désormais le nom du fort d’Amon Sûl. Bien entendu on avait déjà instauré des tours de gardes. A partir de cette nuit-là, les yeux d’Amon Rochben étaient ouverts et par la grâce des Valar, jamais plus ils ne se fermeraient.

    La journée du lendemain fut également consacrée à un labeur incessant et déjà les premières défenses prenaient forme. Le surlendemain, les artisans vinrent ainsi qu’une poignée d’habitants de Bree.
    Lorsqu’ils virent que Numenil avait dit vrai et qu’un ouvrage protègerait bientôt la ville et ses alentours, ils décidèrent spontanément d’aider à la construction. Les jours défilèrent de plus en plus vite, éreintant au possible. Mais chaque nouveau soir voyait l’avancée des travaux.

    On trouva une source d’eau et on la dévia, commençant le lent remplissage des douves ceinturant le rempart du pied de la colline. Trois séries de fossés étaient creusé devant ces douves,  tous rempli d’épieux qui embrocheraient un assaillant trop hâtif. Derrière le rempart, une vaste écurie avait été aménagée en vue d’accueillir les chevaux de la garnison. La construction été en vérité  bien vaste pour deux cents hommes mais Numenil savait que ce nombre ne ferait que croitre.

    Puis un jour enfin, Amon Rochben fut terminé. La lune été pleine et baigner la forteresse neuve dans sa lueur douce. Fourbu, Numenil prit l’escalier de la plus imposante, tant par la largeur que par la hauteur, des tours. Il arriva dans ses quartiers privés, orienté vers le nord et l’est. Ils étaient exigus. Bien plus qu’ils n’auraient été s’il avait accepté de les installer au rez-de-chaussée de la bâtisse. Mais il avait vécu une vie d’errance et, le simple lit, la peau de bête par terre et la cheminée crépitante lui semblait être le plus grand des luxes. Ce n’était pas le point culminant de la tour. Un poste de guet était installé au sommet. Mais il avait néanmoins une vue imprenable depuis les deux fenêtres de l’endroit.

    Un bureau vaste été également présent et dès le lendemain, le capitaine ferait l’amer expérience de la vie de commandant de garnison. Il lui faudrait signer les documents de son intendant, vérifier les stocks de vivres, faire état de la moindre maladie au sein de sa troupe… Et les mille autres petites choses auquel, il n’y a pas si longtemps, il n’aurait jamais cru devoir un jour faire face.

    Mais l’avantage qu’il avait à être le commandant de la place été justement sa propre autorité. Aussi, lorsqu’on lui demanda s’il voulait envoyer un cavalier prévenir la capitale de la fin officielle des travaux, il refusa et fit seller Fier Sabot, son cheval. Il laissa le commandement à Roramon, dont il avait fait son second, et exhorta Elendur à le suivre.

    Cela faisait des semaines qu’Aragorn avait proclamé le royaume d’Arnor. Les messages avaient dû atteindre leurs destinations et sous peu les différents dirigeants des Hommes viendraient surement reconnaître le descendant d’Isildur comme souverain légitime du royaume du nord. Et on en profiterait pour parler de guerre, d’alliance et de danger. Des conversations que Numenil ne manquerait pour rien au monde, pas même son petit lit douillé, la haut, au sommet de sa colline au Chevalier.


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    Numenil, Fils de Pelendrir. Capitaine des dunedain d'Arnor, protecteur de la Comté, chasseur de Troll.
    Commandant d'Amon Rochben

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